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Caractérisation de l’inflammation induite par l’administration de tamoxifène chez la souris

Session "Actions du FC3R pour la science et les 3R"

Replay des journées françaises des 3R - 21.11.24

Intervenant(s)

Fanny PILOT-STORCK
Enseignante - chercheuse à VetAgro Sup, Institut NeuroMyoGène

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Résumé

Le tamoxifène est un modulateur sélectif du récepteur aux oestrogènes très utilisé en génétique de la souris pour induire un événement de recombinaison génomique suite à sa liaison avec une Cre recombinase spécifique. Pour cela, le tamoxifène est le plus souvent administré via une série d’injections intrapéritonéales sur quelques jours, après dissolution dans de l’huile en raison de sa nature lipophile. Cependant, plusieurs observations rapportent le développement d’une péritonite subclinique suite à ces injections. Nous avons voulu caractériser l’effet de l’injection de tamoxifène par voie péritonéale mais aussi par d’autres voies dont l’efficacité de recombinaison a été également validée. Pour cela, nous avons réalisé 3 administrations sur une semaine de sérum physiologique, d’huile de maïs ou de tamoxifène dilué dans de l’huile de maïs à des souris C57Bl/6N mâles et femelles par par injection intrapéritonéale ou sous-cutanée ou gavage, ou d’éthanol avec ou sans tamoxifène par application transdermique. Un prélèvement de sang a été réalisé la semaine suivante et la mise à mort 2 semaines plus tard. Suite à l’autopsie, l’analyse anatomo-pathologique a révélé la persistance de dépôts d’huile dans le tissu sous-cutané et sur le péritoine dans tous les cas d’injection d’huile seule ou d’huile et de tamoxifène. Ces dépôts étaient à l’origine d’une inflammation granulomateuse légère à marquée dans tous les prélèvements analysés. Au contraire, aucune lésion n’a été observée dans les groupes ayant reçu du sérum physiologique, et dans les groupes ayant reçu de l’huile ou du tamoxifène par voie transdermique ou par gavage. Une analyse des cytokines inflammatoires est en cours à partir du prélèvement sanguin. Dans un but de raffinement et de reproductibilité scientifique, il apparait que les voies d’administration transdermique et par gavage du tamoxifène devraient être préférées aux injections intrapéritonéales et sous-cutanées.